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L’histoire de Columbia

Novembre 1893

Fondée en 1893 en tant qu’organe de communication non officiel des Chevaliers de Colomb, la revue The Columbiad avait pour mission d’élargir la diffusion aux membres des nouvelles provenant de l’extérieur des Conseils locaux et, selon son numéro inaugural, « d’inviter les autres à partager les privilèges glorieux associés à l’appartenance à notre noble Ordre. » Même en tant que publication non officielle dans sa forme initiale, The Columbiad publiait fréquemment les nouvelles de l’Ordre, les états financiers, des circulaires et les informations relatives à la fondation de nouveaux Conseils.

Thomas H. Cummings fut le premier rédacteur en chef de The Columbiad et était au service des quelque 7000 membres qui recevaient la revue en 1893. Réputé dans la région de Boston en tant que conférencier catholique, Cummings a publié The Columbiad avec Christopher I. Fitzgerald, à partir du centre-ville de Boston jusqu’en 1898.


Octobre 1921

À ce moment, M. Cummings passa le flambeau de la direction de la publication à Daniel P. Toomey. En tant que rédacteur en chef de nombreuses revues mensuelles, dont l’un des mensuels catholiques de Boston, M. Toomey travailla en collaboration avec le Bureau suprême de l’Ordre en 1903 pour établir The Columbiad en tant que publication officielle des Chevaliers de Colomb. En 1908, la production déménagea de Boston vers Hoboken, au New Jersey, et l’Ordre commença à envoyer un exemplaire de la revue à chaque membre, contrairement à la distribution par abonnement qui avait cours jusque-là.

Alors que les effectifs continuaient de s’accroître et de prendre de l’expansion sur le plan géographique, le tirage de The Columbiad enregistrait une croissance importante, passant de 6 775 à 214 000 exemplaires entre 1893 et 1908.


Juin 1942

En 1916, l’associé de Daniel P. Toomey, James H. Gilmartin, prit les rênes de The Columbiad. Ce dernier fut à la tête de la revue durant les années tumultueuses de la Première Guerre mondiale et communiqua avec succès à l’ensemble du lectorat de la publication les nombreux programmes spéciaux et efforts de guerre mis sur pied par l’Ordre. Les programmes spéciaux du temps de guerre des Chevaliers exposèrent de nombreux hommes catholiques au travail de l’Ordre et cela fit en sorte que la distribution de The Columbiad passa de plus de 433 000 à près de 700 000 exemplaires durant les cinq années suivant la fin des hostilités en 1918.

Après la guerre, le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb s’est de nouveau intéressé à la revue et, prenant note du fait que son service de nouvelles commençait à être reproduit par les Conseils locaux, décidèrent que The Columbiad devrait être revampé pour devenir une publication générale supervisée par le Conseil suprême. Sous le nouveau nom de Columbia à partir du mois d’août 1921, son nouveau rédacteur en chef, John B. Kennedy, travaillait à partir des bureaux éditoriaux nouvellement établis dans la ville de New York, alors que le directeur général, Matthew T. Birmingham, travaillait à partir des bureaux du Conseil suprême à New Haven, au Connecticut. En 1923, les bureaux éditoriaux et de gestion étaient tous localisés à New Haven.

Janvier 1961

La revue nouvellement baptisée s’est également vue offrir un nouveau format, un nouveau papier, une nouvelle mise en page et, de manière plus évidente, une nouvelle politique éditoriale. Plutôt que d’être simplement un service de nouvelles pour l’Ordre, la mission de Columbia était d’accroître son lectorat qui serait composé de membres, de non-membres, de catholiques, de non-catholiques, d’hommes, de femmes et d’enfants. On commença à utiliser une couverture similaire au Saturday Evening Post et à publier de courts textes de fiction, des recettes et plus encore.

En 1924, le bureau éditorial de Kennedy était occupé par Myles Connolly, auteur catholique de renom et scénariste qui écrirait plus tard le roman intitulé Mr. Blue et qui travailla à la réalisation du film Mr. Smith Goes to Washington. Au mois d’août 1928, M. Connolly était remplacé par son assistant, John B. Donahue. Et lorsque le directeur général Birmingham décéda en 1953, William H. Porter lui succéda un an plus tard.


Janvier 2002

Columbia connut une nouvelle transformation en 1955 lorsque Messieurs Donahue et Porter délaissèrent le large format de la revue pour adopter un plus petit, du type revue d’information. La principale raison de ce changement de format était l’achèvement de l’usine d’impression de l’Ordre, située à proximité du siège social de New Haven. Celle-ci comprenait des bureaux et deux presses d’imprimerie et fut inaugurée le 29 janvier 1955, en la fête de saint François de Sales, saint patron de la presse catholique.


Avril 2006

À ce stade, le tirage de la revue Columbia s’élevait à plus de 900 000 exemplaires, ce qui en faisait le plus important tirage parmi toutes les revues catholiques. En 1965, M. Donahue quitta son rôle éditorial, afin de prendre sa retraite, et fut remplacé par Elmer Von Feldt qui, dans un éditorial publié dans le numéro de janvier 1966 relevait « la passion et le rare don de stimuler les gens pour atteindre l’excellence ainsi que la perspicacité de M. Donahue, lequel l’incita à solliciter des articles sur d’importants sujets bien avant que ceux-ci n’occupent l’esprit du public. » En 1988, Richard McMunn remplaça M. Von Feldt. Et, le moment venu, Timothy S. Hickey succéda à M. McMunn en 1999. Alton J. Pelowksi agit actuellement à titre de rédacteur en chef de Columbia.

Depuis 1995, le tirage de la revue a connu une croissance remarquée pour atteindre son niveau actuel d’impression qui est de plus de 1.6 million d’exemplaires. Alors que l’Ordre prenait de l’expansion au Canada et en Amérique centrale, Columbia commença à imprimer les versions française et espagnole pour rencontrer les besoins des membres non-anglophones. Actuellement, la publication prépare également une version abrégée polonaise pour les Chevaliers de ce pays.