En faveur de limites à l’avortement

1/17/2018

De nouveaux sondages de l’Institut Mariste révèlent que les Américains de tous horizons politiques sont favorables à imposer des limites substantielles à l’avortement.

Selon un nouveau sondage de l’Institut Mariste, plus des trois quarts des Américains limiteraient l’avortement aux trois premiers mois de grossesse, au plus tard. Ces dix dernières années, ce chiffre se situe régulièrement autour des trois quarts des Américains ou plus.

Cette année, l’enquête a révélé que 76 pour cent des Américains souhaitaient des limites de ce type. Une forte majorité de Républicains (92 %), d’Indépendants (78 %) et de Démocrates (61 %) est de cet avis, de même que la majorité de ceux qui se définissent comme étant pro-choix (60 %).

Une petite majorité d’Américains (51%) se définit comme étant pro-choix, mais même parmi ces derniers, 60 % sont également favorables à l’application de limites importantes.

En ce qui concerne des points spécifiques de cette politique, le sondage a également révélé que plus de 6 Américains sur 10 (63 %) interdiraient l’avortement après 20 semaines de grossesse, tandis qu’un nombre égal s’oppose à l’utilisation de l’argent des contribuables pour payer l’avortement (60 %).

« Il n’est guère surprenant qu’après 50 millions d’avortements dans ce pays, une écrasante majorité de la population américaine veuille voir des limites importantes », a déclaré le Chevalier Suprême Carl Anderson. « Cette enquête montre clairement que l’on ne peut plus considérer que l’étiquette "pro-choix" implique un soutien en faveur de l’avortement à la demande. On ne peut pas non plus considérer l’avortement comme une question partisane puisqu’une majorité des Démocrates, des Indépendants et des Républicains s’accorde à penser qu’il devrait être considérablement restreint. Il est grand temps que nos débats politiques reflètent ce consensus national et l’utilisent comme point de départ ».

Une majorité d’Américains continue à considérer l’avortement comme « moralement répréhensible » (56 %). Cette proportion passe à près des deux tiers (64 %) pour les avortements demandés dans les cas d’enfants en devenir porteurs de maladies génétiques telles que le syndrome de Down. Avec un écart de plus de 15 points de pourcentage, une majorité d’Américains affirme que les professionnels et organismes médicaux ayant des objections morales ne devraient pas être obligés de pratiquer l’avortement ou de fournir une couverture d’assurance pour l’avortement.

En outre, l’enquête a révélé que près de 8 Américains sur 10 (78 %) déclarent que les lois peuvent protéger aussi bien la mère que son enfant en devenir, un chiffre cohérent avec ceux des enquêtes précédentes effectuées depuis 2009. Avec un écart de plus de 20 points de pourcentage, une majorité d’Américains affirme par ailleurs qu’à long terme, l’avortement fait plus de mal que de bien à une femme (52 % contre 29 %).

Environ 4 Américains sur 10 indiquent que l’avortement est un « facteur majeur » dans leur choix de vote aux élections présidentielle (42 %), des représentants au Congrès (45 %) et locales (38 %).

Créé en 2008, le sondage annuel de l’Institut Mariste sur l’avortement est parrainé par les Chevaliers de Colomb.

Les chiffres qui précèdent reflètent les résultats de deux enquêtes récentes de l’Institut Mariste parrainées par les Chevaliers de Colomb. La première enquête a été menée du 4 au 7 décembre 2017 auprès de 1 267 adultes, et la seconde du 8 au 10 janvier 2018 auprès de 1 350 adultes. Des adultes, âgés de 18 ans et plus, résidant sur le territoire continental des États-Unis, ont été interrogés en direct par téléphone mobile ou fixe, en anglais, par des enquêteurs. Les résultats de décembre et de janvier sont statistiquement significatifs à ±2,8 points de pourcentage et ±2,7 points de pourcentage, respectivement.