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Les Chevaliers de Colomb: Au Service De Un. Au Service De Tous.
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Homélie en commémoraison des fidèles défunts

Homélie de son Excellence Mgr William Lori
aumônier suprême des Chevaliers de Colomb
à l’Eucharistie de jeudi,
en commémoraison des fidèles défunts
126e Congrès suprême des Chevaliers de Colomb
Québec, le 7 août 2008

Introduction: le thème

Le thème de notre congrès, « Bâtir une civilisation d’amour grâce à la charité, l’unité et la fraternité », nous est maintenant familier. Sous la direction de notre très estimé Chevalier suprême, nous, la famille des Chevaliers de Colomb, nous nous mobilisons en réponse à l’appel du pape Jean Paul le Grand et du pape Benoît XVI, pour bâtir une société où chaque être humain est aimé parce que sa dignité, don de Dieu, est respectée et sauvegardée dès le moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle.

Bâtir une telle civilisation, bien sûr, n’est pas l’œuvre d’une seule personne mais exige un travail d’équipe. Nous sommes, après tout, membres du Corps du Christ, de l’Église. Rassemblés par l’Esprit Saint, nous sommes – dans les mots inoubliables de Sainte Thérèse d’Avila, « les mains, les yeux et les pieds du Christ ». Ou, pour utiliser une phrase familière à tous les Chevaliers et à leurs familles, nous sommes « le puissant bras droit de l’Église ».

L’Équipe et les moyens

Cependant, nous pouvons facilement oublier certains membres de l’équipe. Ce n’est pas par manque de bonne volonté de notre part… c’est seulement que nous ne sommes plus en présence de ces collègues et comme le dit le vieil adage, « loin des yeux, loin du cœur ». Ces membres invisibles dont nous nous souvenons aujourd’hui durant cette célébration du Saint Sacrifice de la Messe et parmi lesquels sont compris notre fondateur, le vénérable abbé Michael J. McGivney, et tous les saints et bienheureux de notre Ordre. Plusieurs d’entre eux ont été des martyrs, témoins de notre foi, au Mexique; un autre, un intellectuel catholique d’une extraordinaire vertu;  tous des modèles d’un vécu par véritable amour.

Notre équipe de compagnons de travail s’étend, en effet, à tous les saints que nous avons invoqués dans la Litanie des Saints, au début de la messe. Elle s’étend encore plus loin jusqu’à nos frères Chevaliers et aux membres de leurs familles qui, dans la foi, nous ont précédés au cours des 126 dernières années. Ceux-ci, encore plus que nous,  vivent sous le regard direct du Christ, du Christ le Bon Pasteur, du Christ notre espérance, qui nous mène tous à la plénitude de la vie et de l’amour. De plus, ces compagnons de travail ne sont pas qu’une simple mémoire, mais plutôt ces frères et sœurs défunts nous sont présents grâce à l’amour du Christ, « plus fort que le péché et plus puissant que la mort ». Par conséquent, le Seigneur nous offre un ensemble de témoins, une myriade d’invisibles coopérateurs d’amour et de vérité avec qui nous devrons bâtir une civilisation d’amour. Le Seigneur nous offre aussi le magnifique cadeau de son amour, « de son amour jusqu’à la toute fin » comme forme, moyen et substance de la civilisation qu’il veut que nous bâtissions. Tous ces éléments prennent la forme de travail de création, de loi naturelle, de foi et raison, de famille et, par dessus tout, de l’amour à couper le souffle de Dieu révélé dans le Christ, qui a donné sa vie pour que nous vivions, don offert à son Père et pour nous. N’essayons pas de bâtir un monde meilleur sans l’aide de ces compagnons de travail importants et sans les matériaux de construction essentiels que le Seigneur nous offre.

Le Travail qu’il reste à faire

La lecture d’aujourd’hui, extraite du prophète Isaïe, nous alerte sur le fait que, pour bâtir une civilisation d’amour, il faut d’abord beaucoup de travail de démolition. Ce travail comprend l’effondrement des barrières créées par le péché de l’humanité, barrières qui assombrissent l’amour de Dieu et nous séparent les uns des autres, et qui causent tellement de souffrances sur la face de la terre. Agissant en tant que les mains, les yeux et les pieds du Christ, nous sommes appelés « à détruire le voile qui voile tous les peuples, la toile tissée sur toutes les nations et à essuyer les larmes de tous les visages ». Effectivement, nous sommes appelés à être des coopérateurs du Seigneur, en détruisant la culture de la mort et en construisant courageusement une culture de la vie.

Notre saint fondateur, nos saints et bienheureux, et tous nos morts bien-aimés sont unanimes dans leurs témoignages: « Voyez, implorent-ils, voyez notre Dieu vers qui nous nous sommes retournés pour être sauvés! ». N’entendons-nous pas nos morts bien-aimés nous appeler, nous priant et nous suppliant d’être alertes et vigilants à la présence du Bon Pasteur parmi nous, et aux exigences que son amour surnaturel nous rend responsables sur-le-champ?

Ceux dont la vie sur terre a pris fin, prient pour nous qui sommes encore sur Terre, pour que nous puissions être prêts à accueillir le Fils de l’Homme lorsqu’il apparaît dans la personne d’un enfant à naître, ou d’enfants du monde entier sans foyer dirigé par un mari et une femme, ou de handicapés, de victimes de désastres, et de plusieurs autres personnes en manque d’amour. Accueillir le Fils de l’Homme les yeux grand ouverts signifie qu’il faut travailler fort pour s’assurer que les systèmes et les régimes politiques de nos pays respectifs protègent activement la dignité accordée par Dieu aux personnes vulnérables, au rôle de la famille en son sens traditionnel et à la vraie liberté de religion… et qu’il faut cultiver toutes ces attitudes en vue du bien commun.

Grâce à l’exemple et aux prières de ceux qui nous ont précédés, et même à la purification non complétée que certains seraient en train de compléter, ils aident à concentrer notre attention sur le Christ et à nous renforcer dans nos faiblesses. Vraiment, nous ne sommes pas seuls, sauf si nous choisissons de l’être.

Conclusion

Si tel est le cas, n’est-il pas de notre devoir de nous commémorer nos morts bien-aimés, de les écouter, puisque nous prions pour eux, de louer ceux qui sont reconnus pour leur sainteté et de rechercher la joie complète du paradis pour ceux qui nous ont tant aimés?

De leur place dans l’éternité, puissent-ils ouvrir les yeux de nos cœurs au Royaume de Cieux, ce Royaume où règne en maître la Charité, ce Royaume sur lequel toutes les sociétés justes et aimantes sont ultimement fondées.

Que le repos éternel leur soit accordé, Seigneur. Puissent-ils reposer en paix. Que leurs âmes et les âmes de tous les fidèles défunts reposent en paix par la miséricorde de Dieu. Amen.

Points Importants
Eucharistie d’ouverture
Invocation
Remarques sur le banquet des états
Archevêque de Montréal
Allocution du banquet des états
Homélie en commémoraison des fidèles défunts