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| Une garde d’honneur de 20 membres formée de Chevaliers de la région de Québec ouvrait la procession au Saint Sacrement à travers les rues de Québec, le 19 juin. Ils accompagnaient l’Arche de la Nouvelle Alliance que les Chevaliers canadiens avaient transportée par tout le pays au cours de la dernière année en préparation du Congrès eucharistique international. |
Le commandement du Christ — « Que votre lumière brille aux yeux de tous les hommes » — a été pris au sérieux par quelque 15 000 pèlerins participant au Congrès eucharistique international (CEI) le 19 juin.
Flambeaux à la main, ils défilaient en priant par les quartiers de Québec, participant à une procession centrée sur le Saint Sacrement exposé dans un ostensoir magistral conçu spécialement pour le congrès. Sur le char sur lequel était porté l’ostensoir, on remarquait aussi l’organisateur du congrès, le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et le cardinal Jozef Tomko, représentant du pape Benoît XVI au congrès, les deux prélats agenouillés en adoration.
« C’est en témoignage de ma foi, » précisait le vice
maître suprême, Jean-Paul Germaine, qui, en compagnie de 20 Chevaliers du Quatrième Degré, précédait la procession. Les Chevaliers marchaient de chaque côté de l’Arche de la Nouvelle Alliance, symbole capital du congrès, reprenant ainsi le rôle qu’ils avaient joué depuis un an, alors que les Chevaliers canadiens avaient transporté à travers le pays l’Arche et ce, sur plus de 80 000 kilomètres, en guise de préparation du CEI.
Ce vibrant témoignage public offert par un si grand nombre manifestant leur foi en Jésus Christ présent dans le Saint Sacrement devenait le sommet d’une journée remplie témoignages émouvants attestant du pouvoir que possède le Christ de transformer le monde. D’abord, Mgr Luis Antonio G. Tagle, évêque d’Imus, aux Philippines, expliquait aux participants au congrès que les catholiques sont appelés à conformer leurs vies à la vie de Jésus, cette consigne entraînant, d’une part, qu’il faut « se réjouir avec ceux qui se réjouissent et pleurer avec ceux qui pleurent », et, d’autre part, de se dresser contre la multitude de « faux dieux » omniprésents dans notre société moderne. Notre mission, poursuivit-il, consiste à « mettre au jour les faux dieux du profit, du plaisir et du pouvoir » afin de sauvegarder ses intérêts personnels.
« Ceux qui rendent un culte à de faux dieux deviennent insensibles aux besoins de leurs voisins, » ajoutait Mgr Tagle. Il pria les participants du congrès de suivre Jésus et « de se montrer compatissant envers les faibles et les pauvres » et de toutes les personnes rejetées de la société. Tout comme Jésus, précisait-il, « Nous devons les convaincre que le Seigneur n’est pas un dieu distant ».
Madame Elizabeth Nguyen Thi Thu Hong parla de son frère, le cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan, l’évêque vietnamien qui passa plus d’une douzaine d’années en prison sous le régime communiste dont son pays a été victime au cours des années 1970. Le pape Benoît XVI a ouvert la cause de canonisation du cardinal Van Than en septembre 2007.
Madame Hong raconta comment, en isolement solitaire pendant neuf ans, sustenté uniquement par Jésus dans une hostie qu’il conservait près de son cœur dans une poche de blouse.
L’emprisonnement de son frère, expliqua-t-elle « a été un cheminement de sainteté. Il s’est trouvé enraciné en union avec un Dieu d’amour grâce à l’Eucharistie ». Pour terminer sa présentation, madame Hong présenta une avant-première d’un nouveau film biographique sur son frère: La Route de l’espoir — le cheminement spirituel du cardinal Fraçois-Xavier Nguyen Van Thuan, documentaire produit par Sel et Lumière, le réseau de télévision catholique du Canada, grâce à un octroi des Chevaliers de Colomb.
Également à l’horaire ce cette journée, une représentation théâtrale de la parabole de l’enfant prodigue durant une célébration pénitentielle présidée par le cardinal Claudio Hummes, archevêque de São Paulo, au Brésil, et l’Eucharistie quotidienne du congrès présidée par le cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie. Tout au cours de l’après-midi, des centaines de prêtres dispersés sur le terrain du congrès recevaient les pénitents pour la célébration du sacrement de réconciliation.
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