L’édifice McGivney Hall dédicacé à l’UCA

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9/10/2008

Discours prononcé par
Carl A. Anderson
Chevalier Supreme, Chevaliers de Colomb

Dédicace de l’édifice McGivney Hall
L’Université Catholique de l’Amérique
Le 8 septembre 2008

 

Qu’il plaise à vos Excellences, aux Monseigneur et Révérends Pères, membres éminents du corps professoral, étudiants, amis de l’Institut Jean-Paul II et de l’Université Catholique de l’Amérique. Je salue également mes frères chevaliers, mes collègues les officiers suprêmes, ainsi que les employés supérieurs qui ont voyagé de New Haven pour être présents avec nous aujourd’hui, et surtout mes frères chevaliers qui sont membres du conseil de collège ici sur le campus de l’UCA.

Nous célébrons aujourd’hui une journée très importante dans l’histoire de l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, de l’Université Catholique de l’Amérique et des Chevaliers de Colomb.

Il y a de cela exactement 20 ans aujourd’hui, en ce jour de la fête de la Nativité de Notre Dame, nous avons inauguré officiellement la session de Washington, D.C. de l’Institut Jean-Paul II.

En ce moment-là, nous étions honorés d’avoir avec nous comme principal célébrant de notre liturgie d’ouverture, le Préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, son Éminence William Cardinal Baum, qui nous honore de sa présence 20 ans plus tard lors de la messe d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous nous rappelons également de son Éminence James Cardinal Hickey, qui comme archevêque de Washington et premier vice-chancelier de l’Institut, a guidé son développement et sa croissance avec une attention spéciale et avec la préoccupation d’un père aimant.

L’Aumônier suprême Mgr William E. Lori  

Et nous nous souvenons du dévouement de mon prédécesseur, l’ancien chevalier suprême Virgil Dechant, qui, par son généreux soutien et sa vision, a fait de son projet une réalité. Je remercie également les officiers suprêmes et le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb qui, par leur appui à l’institut, a permis d’une façon remarquable sa croissance et son développement. 

Je voudrais aussi exprimer une gratitude spéciale à tous ceux de l’Université Catholique de l’Amérique dont la vision a conçu ce projet et lui a permis d’aller de l’avant - surtout notre président, l’abbé David O’Connell, notre chancelier, Monseigneur Donald Wuerl, Archevêque, et notre président du conseil d’administration, Monseigneur William Loris Bishop William Lori.

À l’ouverture de l’Institut à Washington, le Pape Jean-Paul II faisait parvenir un message qui se lisait, en partie :

“Lors de ces premières 10 années de mon service au Siège de Pierre, j’ai cherché à donner une place primaire, dans mes préoccupations pastorales, aux questions reliées au sacrement du Mariage et à la vie familiale. Sur ces questions délicates, je désire offrir un enseignement doctrinal clair à mes frères et sœurs dans l’Église et à toutes les personnes de bonne volonté. J’ai également donné mon appui personnel aux nombreux projets qui visent à protéger, renforcer et enrichir la famille. Par conséquent, j’encourage du fond du cœur cette dernière et très valable initiative, confiant qu’il produira de nombreux fruits pour le Royaume de Dieu.”

Je suis heureux que le début de cette entreprise coïncide avec le 20e anniversaire de la lettre encyclique Humanae Vitae du Pape Paul VI, puisque je suis certain que l’Institut aidera de façon notoire les efforts de l’Église à passer de façon plus efficace la vérité prophétique de ce document historique.

“Selon le Pape Paul VI qui écrivait en ce moment-là, la ‘première tâche - surtout dans le cas de ceux qui enseignent la théologie morale - est d’exposer l’enseignement de l’Église sur le mariage sans ambiguïté’ (No. 28), une tâche qu’il a décrit comme ‘une forme éminente de charité pour les âmes’ (No. 29).”

Ces paroles furent rédigées il y a 20 ans et, depuis, l’administration et le corps professoral ont sérieusement cherché à demeurer fidèle à ce mandat donné par le fondateur de l’Institut, le Pape Jean-Paul II. En de maintes occasions, ce grand pape informa directement les responsables de l’importance qu’il accordait aux travaux de l’institut et de l’espoir qu’il avait pour la contribution que cet établissement ferait.

Aujourd’hui, nous observons d’une façon très spéciale - ce que nous pourrions dire est notre réponse à l’espoir qu’il a placé en chacun de nous. Mais nous devrions être les premiers à dire que ceci n’est qu’une partie de notre réponse.

  Amphithéâtre

Aujourd’hui nous sommes fiers de dédicacer ce bel édifice sur ce campus historique. Mais ce qui est encore plus beau est ce qui se produira à l’intérieur de ce bâtiment - ce qui est, d’après le Pape Jean-Paul II, “une forme éminente de charité pour les âmes.”

La raison pour laquelle il en est ainsi a été très clairement définie cette année quand, à une courte distance d’où nous sommes maintenant, sur ce campus-même, le Pape Benoît XVI déclara aux éducateurs catholiques réunis ici de tous les coins des Etats-Unis :

“L’identité catholique d’une université ou d’une école n’est pas simplement une question basée sur le nombre d’étudiants catholiques. C’est une question de conviction - croyons-nous vraiment que c’est seulement par le mystère de la Parole fait chair que le mystère de l’homme devient réellement clair (cf. Gaudium et Spes, 22)? Sommes-nous prêts à se confier entièrement soi-même - intelligence et volonté, esprit et cœur - à Dieu? Acceptons-nous la vérité révélée par le Christ?”

Selon mon expérience, et je sais que c’est le cas de d’autres membres de la faculté de l’Institut, l’enseignement clair de l’Église sur le mariage et la famille encourage une rencontre dynamique entre les étudiants et la faculté qui dépasse de loin ce que l’on pourrait décrire dans d’autres milieux comme une évaluation académique de théories sur la moralité rivales ou de récits d’existence humaine.

 

Sur ce, nous nous souvenons de d’autres paroles du Pape Benoît prononcées à la Cathédrale St-Patrick à New York sur le Vénérable Serviteur de Dieu Michael J. McGivney. Il décrivait le fondateur des Chevaliers de Colomb comme “ce prêtre américain exemplaire” qui était un modèle impressionnant “d’unité de vision et d’objectifs - enracinés dans la foi et dans un esprit de conversion constante et d’abnégation (qui était) le secret de la croissance impressionnante de l’Église dans ce pays.” Et nous pourrions ajouter en cette occasion de la croissance de l’Université Catholique de l’Amérique.

Et il est évident que cette “unité de vision et d’objectifs”, nous a rappelé le Saint-Père, “est le véritable renouveau spirituel tant désiré” par le Concile de Vatican II. Donc, il est donc très pertinent que cette aventure nouvelle et académique soit logée en cet édifice, maintenant nommé d’après un jeune prêtre américain qui était si prêt du Christ par sa fidélité envers l’Église et par son service du sacrifice envers les familles confiées à ses soins pastoraux.