Dedican el centro internacional de retiros

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10/20/2004
Propos tenus par le Chevalier suprême Anderson, le 20 octobre 2004, à l'occasion de la bénédiction du centre de retraites Villa Maria, de Stamford, Conn.

Aujourd'hui, les Chevaliers de Colomb vivent un des événements les plus significatifs de leur histoire. Car, aujourd'hui nous assistons à la bénédiction de Villa Maria Guadalupe, un foyer spirituel pour les gens de la vie et les pour la vie. Au cours des jours à venir, la Villa Maria Guadalupe deviendra un lieu de refuge, de réconfort et d'apaisement et un lieu de compréhension, de croissance et de forces spirituelles.

Alors que nous envisageons célébrer le 10e anniversaire d'Evangelium Vitae -- la grande encyclique du pape Jean-Paul II sur le caractère sacré de la vie -- nous participons au lancement de la Villa Maria Guadalupe, œuvre dédiée à l'implantation de la culture de la vie.

Villa Maria Guadalupe est un lieu où sera vécue la culture de la vie -- culture fondée sur la « primauté de l'être sur l'avoir, de la personne sur les choses. » C'est un lieu où le souci et l'acceptation des autres domineront. C'est un lieu pour tous ceux et celles qui se consacrent au respect et au service de la vie et pour qu'advienne un dévouement encore plus grand en faveur du caractère sacré de la vie (Evangelium Vitae, 98).

Voilà un centre -- qui, avec le temps deviendra un centre international -- qui s'adresse à tous ceux et celles qui cherchent à s'inspirer de la culture de la vie et de l'amour : les femmes faisant face à une crise de grossesse et celles dont les grossesses ont connu une fin tragique, les couples songeant au mariage, les jeunes à la recherche d'une intelligence authentique de la sexualité, de la chasteté et de l'amour, les prêtres et les personnes consacrées et tous ceux et celles qui cherchent à approfondir leur engagement à servir et défendre la vie.

Au cœur de cet effort grandiose, comment ne pas penser d'abord à ces précieuses collègues que sont les Sisters of Life, ces femmes totalement vouées au caractère sacré de la vie. En leurs personnes, elles sont le signe d'espérance que constituent les efforts déployés pour que soit établie la nouvelle culture de la vie.

Et c'est tout à fait juste que cette œuvre prenne son élan sous la protection de Notre Dame de Guadalupe, puisque c'est Marie qui -- comme le rappelle pape -- nous aide à « à prendre conscience que la vie est toujours au centre d'un grand combat entre le bien et le mal » (Evangelium Vitae, 104).

Nous célébrons cette année le 150e anniversaire de la promulgation du dogme de l'Immaculée-Conception. Nous rappelons que la première apparition de Notre Dame de Guadalupe est survenue en la fête appelée à l'époque la Sainte Conception de Marie. Nous savons également que Marie apparaît à Guadalupe avec le symbole aztèque d'une mère à l'enfant.

Comme l'écrit le pape Jean-Paul II dans Ecclesia in America, nous avons « a reconnu dans le visage métissé de la Vierge de Tepeyac le grand exemple d'évangélisation parfaitement inculturée qu'est sainte Marie de Guadalupe » et l'unité de la famille humaine respectueuse le don de Dieu qu'est la dignité de la vie humaine et son caractère sacré.

Ceux et celles qui se sont rendus sur le monticule de Tepeyac ont vu les pauvres, les malades, les sans-abri et la marginalisés qui, venus vers Notre Dame de Guadalupe, ont pu se reconnaître dans son visage. Sur le monticule de Tepeyac, nous comprenons très clairement la vérité du mot du pape Léon XIII au sujet de Notre Dame de Guadalupe : « Jamais il ne nous été accordé sur la terre de voir si belle image; et la bonté de son amour nous émeut jusqu'à dire : 'Comme elle doit être belle Marie en personne au ciel' ».