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En répondant à cette question, non seulement ouvrons-nous un très actuel débat culturel, mais nous proclamons également notre vocation comme Chevaliers, pères et époux
Dans le cadre dune retraite sacerdotale, voilà 20 ans de cela, le cardinal Ratzinger avait dit : «Nous ne pouvons nous réfugier derrière la neutralité, lorsque confrontés à la question de Dieu. Nous devons répondre, soit par oui ou par non.» Le futur pape Benoît XVI naurait pu résumer plus simplement non seulement la question fondamentale à laquelle chaque personne doit répondre, mais aussi la question fondamentale que doit se poser chaque culture : dire oui ou non à Dieu ?
Il est devenu banal, aujourdhui, dévoquer la culture séculière et la neutralité quobserve la société à légard de la question de Dieu. Nous en sommes venus à nous attendre, du moins du point de vue de la rectitude politique, à une certaine forme dagnosticisme culturel.
La phrase de Thomas Jefferson à propos dune «séparation de lÉglise et de lÉtat» a servi de prétexte et de justification pour extraire Dieu de plusieurs de nos institutions publiques.
Pourtant, aujourdhui, notre culture tourne résolument le dos à cette réalité. La soi-disant «neutralité» à légard de Dieu se transforme de plus en plus en un retentissant «non» un non qui considère que le mode de vie chrétien nest plus compatible avec la poursuite du bonheur recherché par les individus.
Le pape Benoît XVI, à cela, y va dune réponse directe : nous devons tous nous comporter en témoins dun «formidable oui à Dieu, à lhumanité et à la vie». Nous devons répondre au «oui» de Jésus-Christ par notre propre «oui », très personnel.
Cela est particulièrement vrai pour les membres des Chevaliers de Colomb. Il nous appartient personnellement et collectivement de témoigner de cette vérité en vertu de laquelle non seulement le mode de vie chrétien est-il compatible avec la quête du véritable bonheur, mais cest même le seul qui permette de vivre la vie de manière plus «abondante». Ceux dentre nous qui sont pères doivent assumer une responsabilité spéciale dans la transmission de ce message et son application pratique, au sein de nos foyers.
Récemment, jai lu une uvre de Dwight Longenecker (Morehouse Publishing, 2000), intitulée «Listen my Son : St. Benedict for Fathers». Lauteur, un ancien ministre anglican converti au catholicisme, y énonce, au profit des pères, des leçons tirées de la règle séculaire de saint Benoît.
Au chapitre 31, lauteur sattarde aux indications laissées par saint Benoît à propos du cellérier le moine responsable du bien-être matériel de la communauté monastique : «La nature douce et tranquille du cellérier se reflète également dans notre vocation en tant que pères chrétiens. Nous devons faire preuve à légard de nos familles dun même cur sage, mature et généreux, à linstar de ce que fait le cellérier pour sa communauté et ce que Dieu fait pour nous. Quel que soit son emploi, lobjectif principal nest pas de nous fournir un travail intéressant ou un tremplin vers une promotion, ou quelque chose de plus gros et de plus reluisant.
Notre travail est là, plutôt, pour nous permettre dassumer notre vocation première, qui est de nourrir notre famille. En collaboration avec notre épouse, de voir au jour le jour à la nourriture, aux vêtements et au logement, cela aussi est une vocation spirituelle. Entretenir un foyer où la sécurité, lamour et la créativité ont la priorité donne aux enfants la tranquillité desprit nécessaire à leur bonne santé spirituelle. Une maison où règnent la sécurité et labondance est le reflet de la vie qui nous attend au paradis, et tout en agissant dans notre maison comme le cellérier, nous donnons la chance à nos enfants de sentir à travers nous intimement bien quimparfaitement la puissance aimante de Dieu le Père» (p. 160).
Loccasion sera belle, à la Fête des pères, de réfléchir à comment dire «oui» à limportante question de Dieu dans nos vies et comment, du même souffle, donner vie à ce «oui» au sein de nos familles.
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