Un brillant témoignage

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1/1/2008
En tant que Chevaliers, nous devrions témoigner de notre croyance à l’effet que Dieu est durablement entré dans l’histoire à travers son fils, Jésus-Christ.

par Chevalier Suprême Carl A. Anderson

En novembre dernier, le pape Benoît XVI a publié sa nouvelle encyclique sur l’espérance chrétienne, intitulée Spe Salvi. Celle-ci commence par un passage tiré de l’épître de saint Paul aux Romains : «Dans l’espérance nous avons tous été sauvés» (Rm 8.24). Saint Paul conclut son chapitre avec deux messages connexes : «Nous savons d’autre part que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu» (8.28) et, surtout, cet autre merveilleux passage : «Oui, j’en ai l’assurance, ni la mort ni la vie […] ni aucune créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, notre Seigneur» (8.38).

Le pape commence son encyclique en mettant en contexte cette notion d’espérance chrétienne, qu’il relie étroitement au don de la foi. Avec Deus Caritas Est, sa première encyclique sur l’amour et la charité, Benoît XVI nous aura donc présenté sa vision théologique des vertus que sont la foi, l’espérance et la charité. Saint Paul voyait lui-même ces vertus en tant que piliers de la vie chrétienne, et ces deux premières encycliques du pape Benoît XVI nous expliquent pourquoi.

Dans Spe Salvi, le pape décrit comme un «élément caractéristique des chrétiens le fait qu’ils ont un avenir […] et qu’ils savent de manière générale que leur vie ne finit pas dans le néant» (2 ). Les chrétiens peuvent témoigner de manière claire du dessein de Dieu pour la création. Cela est particulièrement important alors que la société actuelle s’éloigne sans cesse de Dieu. Le pape Benoît XVI est depuis longtemps préoccupé par la laïcisation radicale qui a émergé en Europe et qui apparaît de plus en plus en Amérique du Nord.

Il déclare ainsi dans Spe Salvi que «la crise actuelle de la foi […] est surtout une crise de l’espérance chrétienne» (17). La disparition de Dieu dans de larges pans de la société résulte en grande partie de la «foi dans le progrès» qui s’est substituée à l’espoir authentique. Le rêve d’une «nouvelle communauté humaine parfaite» a occulté le plan divin pour la création ainsi que son œuvre rédemptrice. Or, écrit le pape, «Ce n’est pas la science qui rachète l’homme. L’homme est racheté par l’amour» (26 ).

Toutes les autres théories, philosophies et idéologies ne suffisent pas et, finalement, nous déçoivent. Le pape mentionne en particulier les révolutions française et marxiste, et il rappelle que Jésus et le christianisme n’avaient pas apporté «un message social révolutionnaire» mais plutôt «quelque chose de totalement différent […] la rencontre avec le Dieu vivant» (4 ).

Dans Spe Salvi, Benoît XVI nous donne la solution pour résoudre les maux de notre époque : «La vraie, la grande espérance de l’homme, qui résiste malgré toutes les désillusions, ce peut être seulement Dieu – le Dieu qui nous a aimés et qui nous aime toujours ‘jusqu'au bout’» (27 ).

L’homme n’est pas emprisonné dans un modèle évolutionniste sans âme et purement mécanique, comme s’il était victime des forces impersonnelles de la nature et perdu dans un cosmos sans fin. «Nous ne sommes pas esclaves de l’univers», dit le pape. Nous sommes libres parce que «le ciel n’est pas vide» – il y a une Personne qui nous aime et nous appelle par notre nom» (5 ).

L’encyclique commence par ces mots : «Spe Salvi facti sumus» – par l’espérance nous avons été sauvés. Dans le contexte de cette espérance, le pape nous exhorte : «En tant que chrétiens, nous ne devrions jamais nous demander seulement: Comment puis-je me sauver moi-même? Nous devrions aussi nous demander: Que puis-je faire pour que les autres soient sauvés ?» (48 ). La vie chrétienne se vit en communauté. Comment, autrement, une vie de foi, d’espérance et de charité serait-elle possible ?

Une vie remplie d’espérance chrétienne mène tout naturellement à plus encore : à l’unité et à la fraternité. Mais cela, les Chevaliers de Colomb le savent déjà. Alors que nous entamons une Nouvelle Année, puissions-nous donner suite au don de cette nouvelle encyclique avec un esprit renouvelé dans l’espérance chrétienne, l’unité chrétienne et le témoignage chrétien.

Vive Jesus!