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Suivre la boussole morale

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4/1/2009
 
Dans une économie caractérisée par l’appât du gain, les Chevaliers demeurent engagés envers le bien commun.

par Chevalier Supreme Carl A. Anderson

Les Chevaliers de Colomb ont récemment commandité un sondage d’opinion publique sur l’éthique commerciale des entreprises, aux États-Unis. Selon cette enquête, menée par l’institut de sondage du Marist College (Le « Marist College Institute for Public Opinion »), la plupart des – Américains – et deux tiers des gens d’affaires – considèrent que les entreprises américaines ont échoué quant à l’honnêteté et à la morale de leurs pratiques.

Parallèlement, les sondés qualifient de faible, le leadership exercé par le milieu des affaires en ces temps de crise économique.

Parmi la population en général, 76 pour cent estime que la boussole morale du milieu des affaires pointe dans la mauvaise direction. Également, une majorité de répondants, y compris les deux tiers des gens d’affaires interrogés, ont donné un D ou un F à l’industrie de la finance et de l’investissement, quant à son éthique. Interrogés sur ce qu’ils croient être les principaux critères qui guident les décisions commerciales corporatives, plus de 90 pour cent des répondants – et beaucoup de gens d’affaires – ont estimé que l’avancement professionnel et le gain financier personnels étaient aussi importants que les résultats de l’entreprise elle-même. Pendant ce temps, seulement 31 pour cent des citoyens et 32 pour cent des gens d’affaires estiment que le « bien commun » est un facteur important, dans la prise de décisions à l’échelle des entreprises.

Le manque de confiance des Américains dans notre système fin ancier, de même qu’à l’égard de la plupart de nos entreprises, ne pourra être pallié tant que les gens d’affaires et leurs compagnies ne décideront pas de laisser une certaine boussole morale guider leurs décisions commerciales.

Fait intéressant, trois quarts des Américains et 86 % des cadres estiment que les gens devraient observer les mêmes normes morales au travail et dans leur vie personnelle. Une règle que plus de la moitié des cadres interrogés et près de trois quarts des citoyens estiment que la plupart des gens ne respectent pas. Selon les médias, l’une des conclusions les plus surprenantes du sondage a trait au consensus selon lequel la religion fournit une bonne base morale pour faire du commerce.

Près des deux tiers des Américains estiment que les convictions religieuses devraient influencer de manière importante les décisions commerciales prises par les cadres, chose avec laquelle une proportion encore plus importante de cadres se dit d’accord. Si toutes ces conclusions ont pu étonner le public en général, les Chevaliers de Colomb, quant à eux, ne s’en montrent pas surpris.

Comme chaque frère Chevalier le sait, les Chevaliers poursuivent un engagement inaltérable au profit d’une boussole morale qui pointe toujours dans la bonne direction, « à temps et à contretemps ».

Dans son message annuel aux actionnaires de Berkshire Hathaway, Warren Buffet a récemment décrit l’assurance comme « une affaire prometteuse à long terme, parfois jusqu’à un horizon de 50 ans et finmême plus. L’année qui vient de s’écouler a permis à tous de renouer avec un  principe crucial : une promesse est aussi bonne que l’est la personne ou l’institution qui la fait. » Je ne saurais être plus d’accord.

Depuis 127 ans maintenant, nous avons été à la hauteur de l’engagement fait aux familles de nos frères Chevaliers. Et c’est là une tradition que chaque membre du Conseil suprême s’est engagé à préserver.

Aujourd’hui, cette promesse continue d’avoir de solides assises non seulement grâce à la solidité financière de notre organisation AAA, mais également grâce à notre engagement inégalé envers notre boussole morale. Dans Deus Caritas Est, le pape Benoît XVI écrit : « L’Église est la famille de Dieu dans le monde. Dans cette famille, personne ne doit souffrir par manque du nécessaire » (25). Le pape y analyse ensuite ce principe à la lumière de la justice et de la charité.

Nous sommes fiers de notre leadership en matière d’exemple probant et concret d’engagement envers la charité - le premier principe de notre Ordre. Nous devrions être tout aussi enclins à mettre en relief notre engagement envers la justice, et à nous engager à mener nos affaires de manière financièrement responsable tout en continuant à faire preuve de leadership en tant qu’entreprise commerciale engagée envers le succès, l’éthique et le souci du bien commun.

Vivat Jesus!