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Une attaque contre le Premier Amendement

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5/1/2009
 
Attaquant directement l’autorité de l’Église, certains responsables gouvernementaux méprisent la liberté de culte.

par Chevalier Supreme Carl A. Anderson

Récemment des membres de la législature du Connecticut, le Constitution State, ont déclaré la guerre au Premier Amendement. Ils ont en effet déposé une proposition de loi qui ciblait exclusivement l’Église catholique et qui visait a empecher les éveques et les pretres d’administrer leurs dioceses et leurs paroisses.

La proposition de loi 1098 aurait pulvérisé l’autorité de la hiérarchie ecclésiale sur les affaires paroissiales, confiant plutôt le contrôle a un groupe de membres élus (des administrateurs) excluant d’office les éveques et les curés. La proposition de loi a été rédigée et expédiée en vitesse devant une commission parlementaire sans meme en discuter avec l’un ou l’autre des éveques catholiques du Connecticut.

Bien entendu, le Premier Amendement est clair : « Le Congres ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion [...] »

Si elle était adoptée, une telle loi entraînerait la balkanisation de l’Église catholique, son émiettement. Notre Église une, sainte, catholique et apostolique ne serait plus « apostolique » si les éveques n’avaient plus la possibilité de superviser leurs dioceses. Et au lieu d’etre « une » et « catholique », notre Église pourrait éclater et devenir incohérente alors que ses « administrateurs » imposent leur propre compréhension de la théologie a des paroisses qui dépendent entierement d’eux, sur le plan financier.

Officiellement, la proposition de loi du Connecticut visait a éviter les dérives financieres au sein des paroisses; ses partisans semblent cependant ignorer le fait qu’une telle mauvaise gestion est rare et que de toute maniere, les mécanismes déja en place permettent d’y remédier. Si bien qu’au bout du compte, la proposition de loi n’était pas seulement inconstitutionnelle, mais aussi inutile.

L’attaque était surprenante, mais pas inédite. Au Connecticut, jusqu’au 19e siecle, les catholiques n’avaient pas le droit, légalement, de servir l’État ou de posséder un terrain.

Apres la ratification du Premier Amendement, en 1791, les catholiques du Constitution State ont du attendre pres de trois décennies avant d’avoir la liberté de culte. Et meme franchi ce cap, les attaques se sont poursuivies. Les Nativistes et les « Know-Nothings » ont souvent essayé de restreindre l’Église catholique.

En 1855, a New York, les « Know-Nothings » ont enregistré un gain en faisant adopter la loi et de recruter des catholiques l’emporta sur la volonté de faire campagne contre l’Église.

La proposition de loi 1098 nous aurait fait reculer de plus de 150 ans, prouvant ainsi que les catholiques doivent continuer a etre d’imposer des structures qui accorde ou retire l’autorité aux responsables de l’Église est aussi le pouvoir d’intimider et finalement, celui de détruire.

Si un État peut ne pas respecter le Premier Amendement et vouloir imposer a l’Église catholique un mode d’organisation et de fonctionnement, toutes les autres religions sont potentiellement menacées de subir un jour le meme sort.

Quoique la proposition de loi 1098 ait été ajournée, c’était la deuxieme fois en peu de temps que le Connecticut s’attaquait ainsi de front a l’Église. La premiere fois, c’est voila plusieurs années lorsqu’une loi visait a briser le sceau de la confession. On doit hélas s’attendre a ce qu’ici au pays comme ailleurs, de telles attaques – et d’autres plus subtiles – ne soient lancées contre nous.

Quelle ironie, en plus, de constater que des législateurs du « Constitution State » qui ont proposé une mesure aussi archaique. Une semaine seulement apres avoir déposé la proposition de loi, la commission juridique a donné au public trois jours ouvrables pour prendre connaissance des enjeux et choisir ou non de venir témoigner lors des audiences de la commission.

En tant que législateurs d’un État qui avait été si lent a mettre en application le Premier Amendement, voila des hommes subitement tres pressés d’en finir avec ce dernier.

Vivat Jesus!