Les Chevaliers devraient s’inspirer de Deus Caritas Est

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5/1/2006
La première encyclique du pape Benoît XVI, Deus Caritas Est (Dieu est amour), constitue l’une des plus importantes méditations sur la vie chrétienne pour notre temps, et que les Chevaliers devraient s’en inspirer pour se consacrer encore davantage aux œuvres de charité.

par Chevalier Suprême Carl A. Anderson

La première encyclique du pape Benoît XVI, Deus Caritas Est (Dieu est amour), constitue l’une des grandes méditations sur la vie chrétienne qui ait été faite à notre époque. Ce pape est depuis longtemps préoccupé par les tentatives incessantes de la culture moderne séculière visant à contenir, marginaliser et même redéfinir l’entrée de Jésus-Christ dans l’histoire ainsi que dans la vie de tous les croyants.

Cette préoccupation est évidente dès le début de l’encyclique. Le pape écrit: «À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne.» Autrement dit, Jésus-Christ est plus qu’un simple grand professeur ou leader moral. C’est la rencontre avec cette personne vivante «qui donne à la vie un nouvel horizon et, par là, son orientation décisive». Dès lors, le christianisme ne saurait être réduit à un simple code moral ou une simple philosophie de vie.

Le christianisme est la rencontre personnelle avec le Dieu qui est amour, et comme nous le rappelle le pape, «l’amour n’est plus seulement un commandement, mais il est la réponse au don de l’amour par lequel Dieu vient à notre rencontre.»

Voilà qui change évidemment tout, comme l’indique encore Benoît XVI: «La façon dont Dieu aime devient la mesure de l’amour humain.»

Donnant un exemple concret, le pape aborde la question du mariage: «À l’image du Dieu du mono-théisme, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l’icône de la relation de Dieu avec son peuple.»

La révélation de l’amour de Dieu dans Jésus-Christ a profondément révélé la relation que nous entretenons chacun avec notre prochain. Par sa souffrance sur la croix, le Christ s’est uni aux souffrances de tous à travers l’histoire et particulièrement l’Église. Comme l’explique le Saint-Père, «L’union avec le Christ est en même temps union avec tous ceux auxquels il se donne.» Cette réalité a des conséquences profondes sur la vie de chaque chrétien puisque «Toute l’activité de l’Église est l’expression d’un amour qui cherche le bien intégral de l’homme.»

L’Église est obligée de se préoccuper de charité, tout comme elle doit proclamer la parole de Dieu et célébrer les sacrements. Or son effort caritatif ne saurait être réduit à une prestation d’agence ou de service social. Son œuvre doit plutôt ressembler en tous points à l’oeuvre du Sauveur lui-même. Comme l’écrit le pape: «Pour que le don n’humilie pas l’autre, je dois lui donner non seulement quelque chose de moi, mais moi-même, je dois être présent dans le don en tant que personne.»

Difficile d’imaginer un document plus pertinent aux yeux des Chevaliers de Colomb, dévoués comme nous le sommes envers les principes de la Charité, de l’Unité et de la Fraternité. Le pape ne fait pas que nous parler, à bien des égards il parle de nous.

J’espère que chaque frère Chevalier et chaque Conseil liront cette formidable encyclique et y réfléchiront, en plus d’en discuter. Ainsi, nous devrions arriver à susciter un dévouement encore plus grand à l’égard de l’œuvre caritative et de la vie de notre merveilleux Ordre.

Vive Jésus!