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Chevaliers présents à la marche pour la vie

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5/13/2005
 
Discours du Chevalier suprême, Carl A. Anderson, prononcé au Dîner de la Rose, à Ottawa

Merci, chers amis – et j'ose dire également frères de sœurs pour la défense de la vie.

Comme moi, je suis convaincu que vous avez été ému d'entendre son Éminence [le cardinal Marc Ouellette] raconter du fond de son cœur les derniers jours du pape Jean-Paul II. Vraiment, de nombreuses années s'écouleront avant que les historiens et les savants puissent consigner par écrit l'héritage légué par ce grand pape. Toutefois, il me semble évident que, déjà, l'un des grands cadeaux que Jean-Paul II a offerts à l'Amérique du Nord, c'est d'avoir nommé Marc Ouellette, Cardinal primat du Canada. Éminence, nous sommes très fiers de vous compter parmi nos frères Chevaliers de Colomb, et nous remercions le Seigneur pour votre courage et votre leadership spirituel, au Québec, au Canada et dans toute l'Amérique du Nord — Vraiment, merci!

Vous êtes plus conscient que moi encore, que nous nous trouvons à un moment critique de l'histoire du Canada et au cœur de la longue lutte pour le respect de chaque vie humaine à tous les stages de son existence.

Il se peut que demain, les journaux traitent de la Marche d'aujourd'hui, comme d'une « manifestation anti-avortement » et ils n'auront pas tout à fait tort. Sauf que ce ne sera que partiellement vrai.

La Marche d'aujourd'hui « pour la vie » dans le sens le plus large du terme.

En effet, nous avons marché aujourd'hui pour faire la promotion de toute une Culture de la vie. Notre message est positif. C'est un message rempli d'espérance. Justement, nous avons marché dans l'espérance d'un monde où chaque vie humaine sera appréciée à sa juste valeur et où le droit à la vie sera compté parmi les droits fondamentaux que tout tribunal et que tout parlement doit reconnaître et respecter.

Pendant plusieurs années, notre campagne pour le Culture de la vie avait l'avortement comme point de mir, et la raison en était claire : l'avortement c'est le plus grand attentat contre la vie humaine de toute l'histoire humaine. Car des êtres sans nom et sans visage, de tout-petits que nous ne pouvons même pas voir, y sont les premiers détruits.

Mais de nos jours, grâce au progrès de l'échographie, une fenêtre s'ouvre sur l'utérus, de sorte que nous pouvons clairement apercevoir le visage de l'enfant à naître, suivre son développement et même deviner certains traits de sa personnalité. Nous savons aujourd'hui que cet enfant ressent de la douleur et des émotions, et qu'il réagit à la musique. Pourtant, le droit de nos deux pays continue à avancer cette chimère, selon laquelle celui ou celle que nous apercevons comme étant un enfant, n'est pas encore, d'une certaine manière, un être humain. Il s'ensuit que, aujourd'hui, les aînés, les malades, les déficients intellectuels sont de plus en plus en danger. Pourquoi? Parce qu'une fois établi le principe selon lequel le droit à la vie n'est plus en absolu devant la loi, personne, je dis, personne – n'est jamais vraiment à l'abri du danger.

Dix-sept ans après que la Cour suprême du Canada eut aboli les lois interdisant l'avortement, le mouvement sociétal actuel vers une culture de la mort s'oriente vers une lutte pour la vie humaine qui passe de l'utérus au foyer familial et jusqu'au lit d'hôpital.

C'est sous les yeux horrifiés de plusieurs personnes du monde entier qu'on a mis a mort Terri Schiavo, en Floride. Contrairement aux millions de victimes d'avortements, cette femme avait un nom et une histoire. Pourtant, malgré les efforts des législateurs, tant ceux des états que ceux du gouvernement fédéral, ainsi que les interventions du gouverneur de la Floride et du président des États-Unis, la culture de la mort qui prévaut en Amérique a réclamé Terri Schiavo.

L'euthanasie n'est plus un phénomène qui se produit seulement aux Pays-Bas. Il se produit actuellement en Amérique du Nord.

Ce n'est plus un phénomène qui se produit seulement pour ceux et celles qui le recherchent. Actuellement, c'est un danger auquel chacune et chacune est exposé. Il suffit que quelqu'un devienne handicapé pour qu'un tribunal puisse « discerner » si il ou elle désire exercer son droit de mourir.

S'il faut se fier aux Pays-Bas, le fait de discerner l'intention des malades en phase terminale n'est qu'un début.

Récemment, le Washington Times rapportait que le Protocole de Grogingen, d'après l'hôpital hollandais où il fut d'abord établi, « permettrait aux médecins d'euthanasier les patients qui, suivant l'avis de ces mêmes 'médecins'… à qui le 'libre arbitre' ferait défaut. » Et toujours selon ce même article, « cette catégorie de malheureux individus, comprendrait les nouveaux nés, les personnes atteintes d'un coma irréversible ou de déficience intellectuelle grave ».

L'article rapportait encore que l'hôpital en question a déjà entrepris ces procédés, sans même attendre toute sanction légale formelle. Et jusqu'ici, les procureurs hollandais ont refusé d'intervenir pour que cesse cette tuerie.

De plus, il n'existe aucun recours en appel possible contre cette décision des médecins hollandais. Si les médecins décident qu'un enfant est inapte à vivre, il ou elle est mis à mort et les parents n'ont rien à dire.

Lors de ma première visite en Hollande, il y a quelque vingt ans, j'ai été stupéfait de constater à quel point les enfants se faisaient rares. C'était comme si, étrangement, les Hollandais avait envahi par des « voleurs d'enfants ». À l'heure actuelle, on aperçoit de moins en moins dans le pays des personnes âgées ou handicapées. De plus, il n'est pas clair qu'on puisse établir avec certitude comment les Hollandais pourront être délivrés d'une situation dans laquelle ils se sont empêtrés d'eux-mêmes. Les lois canadiennes contre le suicide ne suffiront peut-être pas à arrêter le mouvement menant à l'euthanasie chez vous.

En novembre dernier, le ministre de la Justice, Irwin Colter, faisait part à la Chambre de Communes qu'il est temps d'examiner de nouveau la question du suicide assisté.

Cette déclaration suivait l'acquittement d'Evelyn Martins, inculpée d'aide dans un suicide assisté, verdict qui semble avoir enhardi les partisans de l'euthanasie de votre pays. D'ailleurs, selon le Victoria Times Colonist, il existe ici, au Canada, un « genre de réseau clandestin » qui refuse d'admettre la loi en « aidant les malades en phase terminale et d'autres également à s'enlever la vie ».

Des millions de femmes ont été trompées par les arguments des partisans de l'avortement, de sorte que, chaque jour, des milliers d'autres deviennent victimes de ce procédé insidieux et contre nature qui dresse la mère contre son enfant.

Par contre, l'argument contre l'euthanasie est autre, et peut-être plus insidieux encore. En effet, malgré tous les beaux discours, nombreux sont ceux et celles qui continuent de croire que l'avortement est bel et bien, en soi, un geste égoïste, puisque quelqu'un doit mourir pour que la vie d'un autre soit améliorée. Toutefois, l'euthanasie et le suicide assisté se font passer pour des gestes désintéressés.

Tout comme l'avortement est présenté sous le couvercle anodin de « liberté de choix, à son tour, l'euthanasie s'entend de « mort dans la dignité » ou de moyens « d'abréger son supplice ». En d'autres termes, d'éliminer – par compassion – la souffrance.

Toutefois, une fois que l'euthanasie devient légale, elle devient une réalité plus sinistre encore.

Les abus fort bien documentés provenant de « l'euthanasie volontaire » aux Pays-Bas, illustrent clairement les dangers que parsème cette route. Par exemple, témoignant devant la législature de l'État de la Californie, le docteur John Whiffen, du Conseil de la famille de Californie remarquait que au-delà des 15 pour cent de tous les cas d'euthanasie relevés aux Pays-Bas sont involontaires. Involontaires!

Les preuves avancées aux Pays-Bas, ainsi que celles provenant du cas Terri Schiavo, illustrent clairement les dangers qui existent à s'aventurer sur ce sentier. Peut-on douter sérieusement que le prétendu « choix » de Terri Schiavo, exercé en son nom par son mari, fût autre chose qu'une fiction juridique?

Si jamais le Canada permettait l'euthanasie volontaire, celle-ci sera inévitablement suivie d'exemples d'euthanasie obligatoire. Les partisans riposteront : « Pourquoi refuser aux gens l'exercice de leurs droits simplement parce que ils en sont inaptes? Que ce soit de façon générale ou à la pièce, les gens seront mis à mort sans leur consentement par d'autres, fort disposés à accorder un tel consentement.

Toutefois, il existe un problème encore plus important concernant l'euthanasie et le suicide assisté que l'abus qu'on en fait. C'est que le suicide assisté est en lui-même un abus.

Premièrement : Il existe peu de maladies dont les souffrances ne peuvent être atténuées par la médecine moderne. À ce propos, il est évident qu'il nous faut porter ce message devant le grand public : car la plupart de gens, même les plus gravement atteints, peuvent s'accommoder de leurs vies ici-bas, une fois que leurs souffrances atténuées.

Deuxièmement : tout comme pour l'avortement, permettre que les médecins deviennent à la fois, des agents de mort et de vie, leur crée de sérieux conflits dans leurs vies professionnelles et entraînant un changement dans la façon dont la profession médicale pratiquera la médecine. Pendant des milliers d'années, les médecins se sont conformés au principe du serment d'Hippocrate : « D'abord, ne faire aucun tort ». Aujourd'hui ils se font dire qu'il leur revient de guérir certains patients, tout en infligeant à d'autres l'ultime tort. Et n'est-ce pas justement ce qu'Hippocrate a cherché à changer?

Dans le monde païen de la Grèce antique, il y a 2400 ans, lorsqu'un médecin entrait dans la pièce, on ne savait jamais s'il se présentait pour guérir un patient pour le tuer. Après deux millénaires et demi, il semble que nous ayons bouclé la boucle.

Et comment un médecin qui tue un patient peut-il passer à une autre, sans en être ébranlé?

Mais plus important encore se trouve le fait que personne n'a droit au suicide. La Loi naturelle est claire à cet égard : tant la société que l'individu tire profit de la conservation de la vie et, selon l'intelligence traditionnelle de la loi, le droit à la vie est un absolu. En soutenant que la liberté exigerait que nous permettions le suicide, on se trompe lourdement.

Le philosophe Emmanuel Kant avançait que si la liberté est la condition de la vie, elle ne peut s'employer à abolir la vie, car elle se détruirait et s'abolira elle-même. En ayant recours à la vie pour la détruire, en ayant recours à la vie pour produire l'absence de vie, on se contredit soi-même1.

On ne peut jouir du droit à la vie et transférer celui-ci à un autre pour qu'il en dispose. Si le droit à la vie est inaliénable, il le demeure, peu importe qui cherche à le violer.

Il existe également un autre danger : L'argument selon lequel l'euthanasie sera contenue, d'une façon quelconque, relève de la pure fiction. Une fois que la porte à l'euthanasie est ouverte, il faut peu de temps avant que les gens se sentent obligés de « faire ce qui convient » et d'avoir recours à l'euthanasie.

L'appel au suicide « désintéressé » se fait déjà entendre. En Grande-Bretagne, alors qu'est engagé le débat sur l'euthanasie, la plus importante éthicienne du pays, la baronne Warnock, disait aux London Times, en décembre dernier, que « dans d'autres contextes, se sacrifier pour sa famille serait considéré comme un bien. Je ne vois pas pourquoi il serait si effrayant de vouloir y avoir recours pour éviter d'être de plus en plus un fardeau pour les siens. »

Elle proposait également de créer une situation financière disposant davantage les familles à faire pression sur leurs proches pour qu'ils se suicident. « Peut-être en sommes-nous rendus à dire : 'D'accord, ils peuvent rester en vie, mais la famille devra en assurer les coûts'. Autrement, poursuivit-elle, les ressources publiques en seront sévèrement ponctionnées. »

Pourtant, les aînés et les handicapés sont des êtres humains, ils ne sont pas des fardeaux que porte l'État ou la famille. L'amour d'un grand-père ou d'une grand-mère a-t-il moins de valeur parce qu'il est prodigué d'un lit d'hôpital? Mais une fois que la porte s'ouvre à l'euthanasie, la vie humaine n'a plus cette valeur absolue.

Et comment en sommes-nous arrivés là comme société? Comment se fait-il que notre gouvernement en soit arrivé à considérer que la vie a si peu de valeur intrinsèque? Comment pouvons-nous permettre la destruction des enfants à naître, et bientôt, de quiconque dont la santé se détériora éventuellement? Comment un gouvernement peut-il considérer ceux et celles qui ont le plus besoin d'être protégés, comme ayant droit d'être protégés le moins possible? Comment en sommes-nous arrivés à réduire la valeur d'un individu à un tel calcul utilitaire?

Toute société doit faire un choix fondamental. Elle doit choisir si elle respectera et protégera équitablement chaque être humain ou si, chez elle, certaines vies seront protégées, tandis que d'autres le seront pas. Toute société doit, jusqu'à un certain point, débattre cette alternative.

De mémoire assez récente, nous avons été témoins de sociétés qui ont aux prises avec l'esclavage, les autochtones et les minorités religieuses, les personnes âgées, les malades et les handicapés. Toutes les sociétés prennent une option fondamentale : ou bien pour la culture de la vie ou bien pour la culture de la mort. Le Canada se trouve face à un tel dilemme. Les États-Unis aussi.

Nous ne proposons pas un culture de la vie parce qu'elle est facile. Au contraire, nous savons qu'elle est difficile. Nous proposons la culture de la vie parce qu'elle est juste et parce que seule un telle culture de la vie est conforme à la grande valeur et la grande dignité de chaque vie humaine.

Le mois dernier, nombre de mes frères Chevaliers et moi-même ont eu le privilège de passer quelque temps avec ce grand Canadien qu'est Jean Vanier. Avons-nous déjà oublié le stimulant exemple d'un des plus grands fils du Canada? Dans son ouvrage Accueillir son humanité, Jean Vanier nous rappelle, tout comme l'œuvre de sa vie, d'ailleurs, que en nous ouvrant à ceux et celles que le monde perçoit comme faibles, différents, inférieurs, nous apprenons de fait à grandir en tant qu'êtres humains; à vivre des vies plus imprégnée de compassion, de confiance et de compréhension. Ce sont ces gens que, d'une certaine manière, le monde considère comme des sous-hommes, qui nous enseignent des valeurs qui nous conduisent à lutter pour devenir des « super humains ».

Je me souviendrai toujours aussi derniers propos d'un mourant de Calcutta que Mère Teresa avait emmené dans son foyer pour les mourants. Il disait : « Toute ma vie, j'ai vécu comme un animal, mais maintenant je mourrai comme un ange. » Comme il avait bien décrit ce choix qui se présente à nous.

Les gouvernements ont tendance à mesurer la compassion par le financement. Jean Vanier et Mère Teresa nous rappellent que ce n'est pas suffisant

Je crois que tous et toutes nous savons dans nos cœurs quelle est le genre de compassion est le plus compatible avec la grande dignité de chaque être humain.

Pendant des années, le mouvement pour le droit à la vie était centré presque exclusivement sur l'avortement, et il avait tout à fait raison, car ce sont les enfants à naître sans défense qui furent sacrifiés les premiers. Et maintenant, tout en continuant de protéger sans relâche les enfants à naître et, avec plus de vigueur encore, les aînés et les malades.

Bien que nous ne les entendions pas, ils nous appellent. Bien que nous ne les voyions pas, nous les accompagnons. Bien que nous n'en connaissions jamais aucun d'entre eux, leur cause doit devenir notre cause.

Nous somme rassemblés ici cette semaine pour défendre ceux et celles que la loi refuse de défendre; pour parler au nom de ceux et celles qui n'ont pas de voix. Nous nous engageons à tout en notre pouvoir pour mettre fin à l'avortement et à tous les autres attentats à la vie humaine. Debout, nous nous portons à la défense de ceux et celles qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes, qui ne peuvent pas parler en leur propre nom.

Et nous ne recherchons aucune récompense pour notre travail. Ceux et celles à qui nous offrons notre appui, ne peuvent rien pour nous sur le plan matériel. Nous avons répondu à un appel qui n'est pas fondé sur un échange de bons services, mais sur un principe vieux comme l'humanité. La vie est le plus grand des dons que nous ayons, mais c'est un don qui, dès qu'il est refusé quiconque, est dévalorisé aux yeux de tous.

Je suis arrivé à Ottawa en provenance de Washington. Et samedi, je ma rendais à Washington en partance de Mexico. Et, suite à des visites dans les capitales de nos trois grands pays, en moins d'une semaine, je me suis mis à songer aux points que nous, les gens d'Amérique du Nord, avons en commun : notre patrimoine religieux commun; notre patrimoine de liberté commun.

En cette époque de mondialisation, je me demandais comment il se peut que nos frontières nord-américaines soient en train de s'élever au lieu de s'abaisser. Certains pourraient se demander comment quelqu'un du Connecticut traite, ici au Canada, de toutes ces questions. C'est justement à cause de cela : parce que, en tant que Nord-américains, nous partageons un destinée commune, comme gens de foi, comme gens engagés dans la question des droits humains fondamentaux de notre temps. Et c'est pourquoi, nous devons nous tenir ensemble, nous devons traverser les frontières.

Et je vous invite tous à venir à Washington, l'an prochain pour la Marche pour la vie des États-Unis, parc que nous devons nous entraider. Nous avons une cause commune.

En terminant, je vous dis tout simplement que je suis extrêmement fier de mes frères Chevaliers du Canada, qui, au cours des derniers mois, se sont portés à la défense du mariage… Qui se sont manifestés pour la cause de la vie… Qui sont au front de la défense de la vie. Et je suis fier d'être associé à chacun d'entre vous dans cet effort commun, effort auquel nous sommes tellement engagés.

En écoutant la grande hymne nationale du Canada, je pensais que la plus cause patriotique la plus importante c'est la cause pour la vie. C'est la plus patriotique, parce que les destinées de nos pays y sont contenues. La destinée de nos pays doit être la culture de la vie! Elle ne peut être la culture de la mort! Celle-ci ne peut constituer la promesse que ces grands pays d'Amérique du Nord transmettront à nos enfants et à nos petits enfants.

Ce doit être la promesse d'un brillant avenir où chaque être humain est apprécié, où chaque vie humaine est respectée et où chaque individu, homme et femme, avec tout son potentiel, est reconnu, est encouragé et à qui est accordé la liberté et la possibilité de devenir pleinement ce que, dans l'intention de Dieu au moment où cette personne fut créée ici sur la terre, mais aussi, comme le remarquait son Éminence [le cardinal Ouellet], dans l'éternité.

Et donc : Que Dieu bénisse le Canada! Que Dieu bénisse les États-Unis! Que Dieu bénisse notre cause en faveur de la vie!

1Note de la traduction : Citation approximative à partir du texte anglais de l'orateur.