 |
|
Carl A. Anderson
|
Alors que la crise économique se poursuit et que par milliers des travailleurs perdent un peu partout leurs emplois, il est naturel que nous ayons de prime abord l’impression d’etre impuissants, face au déferlement de ces forces financieres impersonnelles apparemment hors de contrôle.
Toutefois, en plein coeur de ce que certains experts qualifient de pire déclin depuis la Grande Dépression, il y a quelque chose que chacun de nous peut faire pour aider, avant meme que le gouvernement ne donne une impulsion a l’économie ou que Wall Street ne rebondisse. Nous pouvons tendre la main a un prochain dans le besoin – un coparoissien, une famille de notre rue, dans une soupe populaire ou a l’occasion d’une collecte de vetements au sein de la communauté. Meme si l’on n’a pas l’argent supplémentaire nécessaire pour faire un don, pratiquement tout le monde peut trouver quelques minutes par jour, ou une heure par semaine, pour faire du bénévolat.
Ce faisant, nous donnerions suite aux paroles du pape Benoît XVI, qui nous dit dans son encyclique sur la charité, Deus Caritas Est: « L’amour – caritas – sera toujours nécessaire, meme dans la société la plus juste. Il n’y a aucun ordre juste de l’État qui puisse rendre superflu le service de l’amour. »
Si l’avidité – l’un des pires aspects de la nature humaine – nous a poussés vers cette crise, alors l’un des plus beaux aspects de notre nature – la générosité – sera nécessaire pour nous tirer de ce mauvais pas. Les Évangiles nous disent que nous serons jugés selon ce que nous ferons au « moindre » d’entre nous.
En effet, grâce a notre foi chrétienne et a la formidable tradition de générosité qui caractérise les Chevaliers de Colomb depuis leur fondation, nous pouvons embellir les journées d’une personne ou d’une famille. Ce modele d’entraide entre voisins a d’ailleurs été le theme du sommet sur le bénévolat parrainé par les Chevaliers de Colomb et qui s’est tenu a New York, le 27 février dernier. Des responsables d’un grande nombre d’organisations bénévoles se sont alors réunis pour trouver le moyen de répondre aux problemes uniques que nous vivons aujourd’hui. Ils en ont profité pour proclamer la nécessité de s’entraider les uns les autres, ainsi que d’appuyer le gouvernement, afin de remédier aux terribles situations qui prévalent dans nos communautés.
Cependant, le message véhiculé par cet important sommet n’en restera qu’au stade des mots si des millions de gens, y compris des Chevaliers, n’agissent pas concretement afin d’aider.
Nos Conseils locaux, en lie comme ils le sont avec leurs paroisses et leurs communautés, se distinguent par leurs projets populaires mconçus expressément pour répondre aux besoins individuels. Des lors, en répondant a l’appel a nous porter volontaires, nous Chevaliers n’avons qu’a faire un peu de ce que nous sommes habitués a faire en tant qu’individus et que Conseils, et recruter plus d’hommes et leurs familles afin de grossir nos rangs et de pouvoir aider encore plus de gens autour de nous.
Nous devons également etre plus actifs en allant au devant de ceux qui ont besoin d’assistance, ce qui signifie que les Conseils locaux devraient travailler encore plus étroitement avec leurs paroisses. Imaginez si chaque dimanche, dans les milliers d’églises catholiques la ou l’Ordre est présent, les paroissiens étaient informés des projets de service mis sur pied par les Chevaliers de Colomb dans leur secteur. Les occasions de donner de son temps et de son talent seraient multipliées, ceux qui combattent l’adversité verraient leur moral s’améliorer, et de puissants liens de foi et de camaraderie pourraient etre tissés.
Sur Wall Street, les décisions personnelles motivées par la cupidité et le désir de jouir sans entraves d’avantages individuels seront longtemps perçues comme ayant été au coeur de la présente crise économique. A nous maintenant, dans nos rues, a prendre des décisions personnelles en vue du mieuxetre de notre prochain. Employonsnous a faire de cet esprit du bénévolat le signe distinctif du rétablissement de nos nations, et devenons des nations de gens qui s’entraident les uns les autres. Si nous agissons en ce sens, nous paverons la voie a bien plus qu’un rétablissement économique. Nous aurons défini un nouveau et puissant compas moral a meme d’assurer l’avenir de notre société.
|