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Un apôtre de l’espoir

12/1/2018

par Carl A. Anderson, Chevalier Suprême

Saint Jean-Paul II nous a encouragés à affronter le mal dans le monde et à être des témoins de l’amour de Dieu

Carl A. Anderson

Carl A. Anderson

EN OCTOBRE, j’ai eu l’opportunité d’être à Cracovie, en Pologne, lors du 40e anniversaire de l’élection de Saint Jean-Paul II en tant que pape. Pendant que j’étais là-bas, j’ai visité l’appartement du rez-de-chaussée au 10 Tyniecka Street, où le jeune Karol Wojtyła et son père ont vécu pendant l’invasion des nazis et l’occupation de la Pologne.

Ils étaient venus à Cracovie pour que Karol Wojtyła puisse aller à l’université Jagellon. Mais après que les nazis eurent fermé l’université, Karol Wojtyła a commencé à travailler dans une carrière de calcaire. Un soir de 1941, il est revenu du travail et a trouvé son père mort d’une crise cardiaque dans son lit. Il dira plus tard : « À 20 ans, j’avais déjà perdu toutes les personnes que j’aimais. »

Au milieu du petit appartement austère, devant le bureau en bois sur lequel Karol Wojtyła étudiait, le lit dans lequel son père était mort et le minuscule poêle à bois dans la cuisine, on pouvait imaginer les questions qu’il se posait à lui-même, et les prières qu’il récitait, alors que son monde s’écroulait autour de lui et qu’il s’efforçait de prendre des décisions pour l’avenir.

Le lendemain de la visite de la rue Tyniecka, on me demandait si saint Jean-Paul II était toujours d’actualité. Avec les images de son appartement toujours à l’esprit, j’ai dit : « Pour saint Jean-Paul II, le mal et la souffrance n’étaient pas des abstractions, ils étaient très réels dans sa vie.

« Saint Jean-Paul II était un apôtre de l’espoir. Il nous a dit : “Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien” (Rm 12:21). Et il « Saint Jean-Paul II était un apôtre de l’espoir. Il nous a dit : “Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien” (Rm 12:21). Et il nous a montré que cela pouvait être réalisé. »

« Il savait que le bien n’est pas non plus une abstraction mais une personne, une personne dont les mains et le coeur se soucient des autres. Et il a appelé chacun d’entre nous à accomplir cette tâche. »

J’avais aussi quitté l’appartement en étant convaincu que c’était l’expérience que Karol Wojtyła avait vécue lorsqu’il vivait là qui lui avait plus tard donné ce lien tellement fort avec les jeunes catholiques lorsqu’il était pape, surtout lors des Journées mondiales de la jeunesse.

En 2002, lors de la Journée mondiale de la jeunesse à Toronto, il avait dit : « Vous êtes jeunes et le pape est vieux... Mais le pape continue de se reconnaître pleinement dans vos espoirs et vos aspirations. Même si j’ai vécu beaucoup de ténèbres, sous de durs régimes totalitaires, j’ai vu suffisamment de preuves pour être convaincu de manière inébranlable qu’aucune difficulté, aucune peur n’est assez grande pour pouvoir complètement étouffer l’espoir qui naît éternel dans le coeur des jeunes gens. Vous êtes notre espoir. »

Près d’une décennie auparavant, à Denver, il avait dit aux jeunes pèlerins : « Le Christ a besoin de vous pour éclairer le monde et lui montrer le “chemin de la vie”. … Le combat sera long, et il aura besoin de chacun de vous. Mettez votre intelligence, vos talents, votre enthousiasme, votre compassion et votre courage au service de la vie ! »

Dans cette même homélie, il avait appelé les jeunes catholiques à « prendre conscience de leur vocation et de leur mission dans l’Église et dans le monde. » Et il leur avait répété les mots de saint Paul : « J’ai une grande assurance à votre égard, je suis très fier de vous, je suis comblé d’encouragements, je déborde de joie » (2 Co 7:4).

Encore aujourd’hui, je rencontre des évêques, des prêtres et des religieuses qui me disent que c’est ce genre de rencontres avec Saint Jean-Paul II qui a suscité leur vocation religieuse. D’autres ont parlé de la façon dont ses mots ont renforcé leur vocation au mariage et dans le monde.

Alors que nous nous préparons à ce que l’année 2019 apportera à notre Église, réfléchissons, en tant que Chevaliers de Colomb, à ses paroles prononcées lors de la Journée mondiale de la jeunesse à Toronto :

« Le monde dont vous héritez est un monde qui a désespérément besoin d’un nouveau sentiment de fraternité et de solidarité humaine. C’est un monde qui a besoin d’être touché et guéri par la beauté et la richesse de l’amour de Dieu. Ce monde a besoin de témoins de cet amour. »

Je ne doute pas qu’un jeune prêtre de New Haven aurait été d’accord !

En fondant les Chevaliers de Colomb, l’abbé McGivney nous a donné un moyen pratique d’apporter un plus grand sentiment de charité et d’unité au sein de notre Église et de nos communautés.

Vivat Jesus !