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Remplaçant les résolutions 18, 46, 73,
96, 117, 135, 234, 265, 287, 314,
et 372

À LA DÉFENSE DE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE

      ATTENDU QUE le droit à la liberté religieuse découle de la dignité propre à chaque être humain, laquelle est reconnue tant par la raison que par la Révélation divine; et

      ATTENDU QUE le droit à la liberté religieuse est garanti par le Premier amendement de la Constitution des États-Unis, la Charte des droits et libertés du Canada, la Déclaration universelle des droits humains et les autres documents reconnaissant la liberté religieuse; et

      ATTENDU QUE la liberté religieuse signifie que chaque personne doit être libre de toute coercition en matière de croyance et de conscience et que personne ne devrait être forcé d’agir de manière contraire à ses croyances ou à sa conscience; et

      ATTENDU QUE l’Église enseigne constamment que la liberté religieuse est un droit inhérent qui devrait être reconnu à l’intérieur des lois promulguées par les gouvernements de chaque pays, de telle sorte qu’elle soit reconnue comme étant un droit civil fondamental; et

      ATTENDU QUE la liberté religieuse n’est pas un bénéfice conféré par le gouvernement par simple esprit de tolérance qui peut être retiré mais qu’il s’agit plutôt d’un droit inaliénable enraciné dans la dignité transcendante de chaque être humain; et

      ATTENDU QUE le pape François déclarait que « la raison reconnaît dans la liberté religieuse un droit fondamental de l’homme qui […] n’est pas simplement celle d’une pensée ou d’un culte privé », mais « la liberté de vivre selon les principes éthiques qui découlent de la vérité trouvée, que ce soit sur le plan privé ou public »; et

      ATTENDU QUE la liberté religieuse est au coeur même des droits humains parce qu’elle englobe la liberté de parole, de réunion et de conscience, lesquels constituent la base de la société civile et le respect de l’individu; et

      ATTENDU QUE depuis leur fondation, les Chevaliers de Colomb oeuvrent à la défense de la liberté religieuse pour les catholiques et pour tous les peuples, et qu’ils ont agi de la sorte en raison de leur engagement envers notre foi et notre inébranlable conviction que la liberté religieuse constitue un droit civique fondamental; et

      ATTENDU QUE les actions posées en faveur de la liberté religieuse comprennent les efforts déployés devant la Cour suprême des États-Unis dans la cause Pierce c. Society of Sisters, qui affirmait le droit des enfants à recevoir une éducation catholique, à des activités visant à publiciser et manifester contre la persécution des catholiques au Mexique dans les années 1920, aux efforts visant à combattre la vision du monde anticatholique véhiculée par le communisme, à l’inclusion de la phrase « Sous l’autorité de Dieu » dans le Serment d’allégeance au drapeau pour distinguer les États-Unis des gouvernement antireligieux; et

      ATTENDU QUE le 28 juin 2013, le Département américain de la santé et des services sociaux a émis un règlement conformément à la Loi sur la protection des patients et les soins abordables (Patient Protection and Affordable Care Act), selon lequel tous les Américains doivent souscrire à des plans d’assurance santé qui procurent une pleine couverture pour les stérilisations chirurgicales et la contraception, incluant les médicaments abortifs comme la « pilule du lendemain »; et

      ATTENDU QUE le 10 juillet 2015, le Département américain de la santé et des services sociaux a finalisé ces règles, obligeant certaines entités religieuses et entreprises à but lucratif et à actionnariat restreint entretenant des objections morales ou religieuses à remplir un formulaire ou rédiger une lettre exprimant au gouvernement leur objection, ce qui enclenche le processus assurant la prestation de ces services, impliquant par le fait même l’entité qui s’objecte dans la fourniture de stérilisation, la contraception et les médicaments abortifs; et

      ATTENDU QUE le mandat du Département fédéral de la santé et des services sociaux (HHS Mandate) a pour objectif d’obliger les employeurs privés catholiques et les entreprises – comme les Chevaliers de Colomb – à fournir à tous les employés une couverture d’assurance incluant des médicaments abortifs, la contraception, et la stérilisation; et

      ATTENDU QUE les nombreuses menaces à la liberté religieuse qui ont fait leur apparition au cours des dernières années figurent parmi les intrusions les plus graves perpétrées contre la liberté religieuse auxquelles nous avons assisté dans nos vies jusqu’à maintenant; et

      ATTENDU QUE à la lumière des effort continus pour redéfinir le mariage, y compris le jugement de la Cour suprême rendu le 26 juin, 2015 dans la cause Obergefell v. Hodges, les droits reconnus aux catholiques dans le cadre du premier amendement sont de plus en plus menacés; et

      ATTENDU QUE la Loi pour la défense du premier amendement (First Amendment Defense Act) protègerait le libre exercice des croyances religieuse et des convictions morales des personnes en empêchant le gouvernement fédéral de prendre des mesures discriminatoires à l’égard de celles-ci dans le domaine des contrats gouvernementaux, des bénéfices, du traitement fiscal, des accréditations et des certifications.

      PAR CONSÉQUENT, QU’IL SOIT RÉSOLU QUE en tant que citoyens et membres des Chevaliers de Colomb, nous demeurions inébranlables dans notre soutien envers le libre exercice de la religion tel qu’enchâssé dans le Premier amendement de la Constitution des États-Unis, la Charte canadienne des droits et libertés, la Déclaration universelle des droits de l’homme et les autres documents reconnaissant la liberté religieuse; et

      QU’IL SOIT ÉGALEMENT RÉSOLU QUE nous demeurions fermes dans notre conviction que la garantie absolue de la liberté religieuse ne peut être limitée à la « liberté de culte » comme certains ont tenté de le faire, mais doit inclure la pleine « liberté de religion » qui englobe obligatoirement la dimension publique de la religion, la liberté de persécution ou la discrimination sur la base de la conscience et des convictions, et le fait que les croyants sont appelés à jouer un rôle actif dans la construction de l’ordre social; et

      QU’IL SOIT ÉGALEMENT RÉSOLU QUE nous soyons solidaires de nos évêques devant l’appel qu’ils lancent aux fidèles catholiques, et à tous les Américains, de s’unir dans ce grand combat visant à s’opposer au mandat du Département fédéral de la santé et des services sociaux (HHS Mandate) pour protéger la liberté religieuse et la liberté de conscience; et

      QU’IL SOIT ÉGALEMENT RÉSOLU QUE nous interpelions l’administration Obama, lui demandant de révoquer ce mandat qui constitue une violation manifeste et directe envers nos libertés religieuses; et

      QU’IL SOIT ÉGALEMENT RÉSOLU QUE/em> que nous interpelions le Congrès à adopter la Loi pour la défense du premier amendement (First Amendment Defense Act), une mesure qui est essentielle pour protéger le libre exercice de la religion à la lumière des menaces accrues envers la liberté religieuse; et

      QU’IL SOIT ÉGALEMENT RÉSOLU QUE nous en appelions aux représentants gouvernementaux de tous les pays où nous sommes actifs afin qu’ils adoptent des mesures législatives protégeant les individus et les institutions religieuses, afin de prévenir toute contrainte à leur endroit en toute matière; et

      QU’IL SOIT ÉGALEMENT RÉSOLU QUE nous demeurions inébranlables dans notre opposition à toute action ou politique publique future du gouvernement qui aurait pour effet de contraindre les institutions et les individus de violer leurs plus profondes convictions morales et religieuses; et

      QU’IL SOIT ÉGALEMENT RÉSOLU QUE notre lutte pour la liberté religieuse, en ce moment décisif de l’histoire de notre pays, n’est pas seulement importante pour nous-mêmes, mais également pour le bien de nos enfants, de nos petits-enfants et de toutes les générations futures, afin qu’elles puissent également vivre dans un pays qui est « une nation unie sous l'autorité de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous. »