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La mission des laïcs

11/1/2018

par Carl A. Anderson, Chevalier Suprême

Le renouveau de l’Église repose sur la charité et sur notre engagement au service du bien commun, de la famille et de la foi

Carl A. Anderson

Carl A. Anderson

LE MOIS DERNIER, nous avons célébré le 40e anniversaire de l’élection de saint Jean-Paul II au Siège de Pierre.

Il est facile d’oublier la situation dans laquelle se trouvait l’Église au moment de son élection. Depuis la publication, dix ans auparavant, de la lettre encyclique du Pape Paul VI, Humanae Vitae, l’Église avait fait l’objet de controverses théologiques. Dans les médias, on considérait souvent l’Église comme étant « en décalage » , avec un pape frêle et âgé qui n’était plus en mesure de répondre comme il se devait aux attaques quotidiennes visant les croyances catholiques.

C’est alors qu’un pape jeune et dynamique a été élu. Au cours de sa première homélie, Jean-Paul II a dit aux catholiques : « N’ayez pas peur ! » Et il a déclaré au reste du monde : « Ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! »

Pour montrer qu’il était lui-même prêt à ouvrir de nombreuses portes, Jean-Paul II a voyagé au Mexique, en Pologne et aux états-Unis au cours de sa première année de papauté.

Cette année marque également le 20e anniversaire de la superbe exhortation apostolique de saint Jean-Paul II sur la vocation et la mission des laïcs, Christifideles Laici.

Dans son introduction, nous pouvons lire : « Des situations nouvelles, dans l’Église comme dans le monde, dans les réalités sociales, économiques, politiques et culturelles, exigent aujourd’hui, de façon toute particulière, l’action des fidèles laïcs. […] Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire » (3).

Ces mots sont toujours aussi vrais qu’au moment où ils ont été écrits.

Christifideles Laici souligne quatre principes particulièrement importants pour nous.

Tout d’abord : « à ce moment, l’homme qui souffre est le chemin de l’Église, parce qu’il est, avant tout, le chemin du Christ Lui-même, bon Samaritain, qui ‘ne passe pas son chemin’ » (163).

Ensuite, le laïc occupe une place « irremplaçable » et a pour « engagement spécifique » « l’animation chrétienne de l’ordre temporel » , à travers des « oeuvres de miséricorde corporelle et spirituelle » (41). Sur le même sujet, il indique que la charité « ne doit pas se séparer de la justice » , et que les fidèles laïcs « ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la ‘politique’ » ou à leur mission de promouvoir le bien commun (42).

De plus, « Le couple et la famille constituent le premier espace pour l’engagement social des fidèles laïcs » (40), et la famille en tant qu’Église domestique « est une communauté dont les liens sont renouvelés par le Christ » (52). En tant qu’Église domestique, la famille partage la mission de l’Église de bâtir le Royaume de Dieu à travers son travail quotidien, qui exprime l’amour entre mari et femme, et entre les membres de la famille.

Enfin, les fidèles laïcs doivent grandir et mûrir dans la foi aux fins de « surmonter en eux-mêmes la rupture entre l’évangile et la vie, en sachant créer dans leur activité de chaque jour, en famille, au travail, en société, l’unité d’une vie qui trouve dans l’évangile inspiration et force de pleine réalisation » (34).

Christifideles Laici est un document extrêmement riche qui donne aux Chevaliers de Colomb des orientations sûres depuis deux décennies.

Saint Jean-Paul II a résumé la mission des laïcs avec ces mots : « à eux, en particulier, il revient de témoigner que la foi constitue la seule réponse pleinement valable […] aux problèmes et aux espoirs que la vie suscite en chaque homme et en toute société » (34).

Le génie spirituel de l’abbé Michael McGivney est d’avoir pavé un chemin permettant aux hommes catholiques de s’acquitter de cette responsabilité en se joignant les uns aux autres pour honorer les principes de charité, d’unité et de fraternité. Aujourd’hui, grâce à notre modèle de programme « La foi en action » , les Chevaliers de Colomb s’inspireront de son génie et le mettront en oeuvre de façon encore plus efficace.

Alors que nous relevons les défis auxquels les catholiques sont confrontés, nous pouvons affirmer que l’abbé McGivney n’était pas seulement un homme en avance sur son temps mais, de manière encore plus appropriée, qu’il était l’homme qu’il fallait pour notre temps.

Vivat Jesus !