Nouveau sondage Mariste : Les Américains font des progrès spectaculaires et soudains vers la position pro-vie

2/25/2018

Les démocrates et les jeunes mènent le mouvement, et de fortes majorités rejettent également l’avortement tardif

En un mois seulement, les Américains se sont éloignés soudainement, de façon spectaculaire, de la position pro-choix pour passer à une attitude pro-vie, selon un nouveau sondage Mariste.

Le changement a été mené par les démocrates et les personnes de moins de 45 ans, selon une enquête réalisée du 12 au 17 février, à la suite des efforts de plusieurs États pour légaliser l’avortement jusqu’à la naissance.

« Les propositions actuelles qui font la promotion de l’avortement tardif ont permis de renouveler le paysage et le langage de l’avortement, d’une manière prononcée et très mesurable », a déclaré Barbara Carvalho, directrice de The Marist Poll.

Dans un glissement substantiel, à deux chiffres, selon le sondage, il y a autant d’Américains susceptibles de se déclarer pro-vie (47 %) que pro-choix (47 %). Le mois dernier, une enquête similaire menée par The Marist Poll indiquait que les Américains étaient plus susceptibles de se déclarer pro-choix que pro-vie, avec une différence de 17 % (55 % contre 38 %). Chez les démocrates, l’identification pro-vie est passée de 20 % à 34 %.

Parmi les démocrates, l’écart entre ceux qui se déclarent pro-vie et ceux qui se déclarent pro-choix a été réduit de moitié, passant de 55 % à 27 %. Le nombre de démocrates qui se déclarent maintenant pro-vie est de 34 %, en hausse de 20 % par rapport au mois dernier, tandis que le nombre de ceux qui se déclarent pro-choix est tombé de 75 % à 61 %. Les jeunes Américains ont aussi changé considérablement, se divisant désormais entre 47 % de pro-vie et 48 % de pro-choix. Il y a un mois, l’écart était de près de 40 points, avec seulement 28 % de pro-vie et 65 % de pro-choix.

« Les récentes évolutions juridiques concernant l’avortement tardif et le débat qui a suivi ne sont pas passés inaperçus auprès du grand public », a dit Mme Carvalho. « En un mois seulement, il y a eu une augmentation significative de la proportion d’Américains qui se considèrent comme pro-vie et une diminution notable de ceux qui se décrivent comme pro-choix. »

C’est la première fois depuis 2009 que le nombre d’Américains pro-vie est égal ou supérieur à celui des pro-choix. Plus d’un tiers des Démocrates (34 %) et deux tiers des Républicains (67 %) se déclarent pro-vie. Les indépendants sont divisés (46 % pro-vie, 48 % pro-choix).

Dans le même temps, l’enquête a révélé que l’opposition aux avortements tardifs est écrasante. À environ trois contre un (71 % contre 25 %), les Américains disent que l’avortement doit être illégal en général au cours du troisième trimestre. La majorité comprend 60 % des démocrates, 72 % des indépendants et 85 % des Républicains.

Par une marge encore plus large (71 % contre 18 %), les Américains s’opposent fortement à l’avortement tardif au-delà de 20 semaines. Parmi ces 71 %, les deux tiers (66 %) disent que l’avortement doit être interdit après 20 semaines de grossesse, sauf pour sauver la vie de la mère, et cinq pour cent supplémentaires pensent que l’avortement doit être complètement illégal. Seuls 18 % pensent que l’avortement doit être autorisé à tout moment jusqu’à la naissance. Les personnes qui s’opposent à l’avortement après 20 semaines, ou en général, comprennent : 59 % des démocrates, 78 % des indépendants et 82 % des républicains.

En outre, le sondage a révélé que 80 % des Américains souhaiteraient que l’avortement soit limité, au maximum, aux trois premiers mois de grossesse, soit une augmentation de cinq points depuis le mois dernier. Parmi ceux-là se trouvent 65 % de pro-choix, avec de fortes majorités chez les démocrates (64 %), les républicains (92 %) et les indépendants (83 %).

La proportion globale a montré un consensus au fil du temps sur la question : entre 75 % et 80 % des Américains sont favorables à des restrictions sur l’avortement. Le chiffre de 80 % représente néanmoins une augmentation significative depuis janvier : un changement notable dans ce qui a été une mesure très stable.

« Les arguments en faveur de l’avortement tardif ne sont simplement pas convaincants aux yeux des Américains », a déclaré le Chevalier Suprême Carl Anderson. « En tout cas, depuis que ces propositions ont été dévoilées, les gens évoluent visiblement dans le sens pro-vie. Il est maintenant clair que ces politiques radicales sont menées malgré l’opposition de la majorité des Américains des deux partis. »

Sondage mené auprès de 1 008 adultes, du 12 au 17 février 2019, par The Marist Poll, parrainé et financé en partenariat avec Chevaliers de Colomb. Des adultes, âgés de 18 ans et plus, résidant aux États-Unis, ont été contactés par téléphone fixe ou mobile et interrogés en anglais ou en espagnol par des enquêteurs en direct. Les numéros de téléphone étaient sélectionnés de manière aléatoire dans une liste des centraux téléphoniques de l’ensemble du pays. Les centraux étaient sélectionnés de façon à s’assurer que chaque région était représentée en proportion de sa population. Une assistance a été fournie par SSRS pour la collecte des données. L’échantillon était dosé pour refléter les estimations de l’enquête annuelle 2017 d’American Community concernant l’âge, le sexe, le revenu, la race et la région. Les résultats sont statistiquement significatifs, avec une marge d’erreur de ± 3,5 %. La marge d’erreur augmente pour les sous-groupes.

À propos de The Marist Poll
Fondé en 1978, le Marist College Institute for Public Opinion (MIPO) est un centre de recherche sur l’opinion faisant partie du Marist College de Poughkeepsie, dans l’État de New York. The Marist Poll a mené des recherches indépendantes sur les priorités publiques, les élections et des questions sociales variées. The Marist Poll collabore régulièrement avec NBC News et The Wall Street Journal pour mener des enquêtes scientifiques sur l’opinion publique dans les États qui connaissent des batailles électorales. Il s’associe souvent avec NPR et PBS NewsHour pour prendre le pouls du pays.