La messe de clôture du synode des évêques sur la synodalité a été célébrée le 27 octobre à la basilique Saint-Pierre sous le baldaquin de Bernini nouvellement restauré, maintenant libéré des échafaudages et étincelant après un projet de nettoyage et de préservation d’un mois soutenu par les Chevaliers de Colomb.
Le baldaquin de dix étages qui surplombe le maître-autel, construit au-dessus du tombeau de saint Pierre au XVIIe siècle, a été restauré pour la dernière fois il y a plus de 250 ans. Depuis la fin février, des spécialistes ont méthodiquement retiré des siècles de poussière et de saleté de cette imposante structure en bronze et en bois, ainsi que de ses nombreux détails dorés. Ils ont terminé leur travail en avance, permettant au baldaquin d’être dévoilé à la fin du synode plutôt que pour le début de l’année du Jubilé de l’espoir, comme prévu à l’origine.
Le pape François a attiré l’attention sur le baldacchino, ou « baldaquin », dans son homélie lors de la messe de clôture.
« Alors que nous admirons le majestueux baldaquin de Bernini, plus sublime que jamais, nous pouvons redécouvrir comment il encadre le véritable point central de toute la basilique, à savoir la gloire de l’Esprit Saint. Voilà l’Église synodale : une communauté dont la primauté réside dans le don de l’Esprit, qui fait de nous tous des frères et des sœurs dans le Christ et qui nous élève à lui », a dit le pape.
À la fin de la messe, la chaire de saint Pierre, ancien trône en bois que la tradition considère comme ayant appartenu au premier pape, a été placée devant le maître-autel afin que le pape François, les évêques et les fidèles puissent la vénérer.
Dans son homélie, le pape a exhorté les évêques à contempler la chaire avec « l’émerveillement de la foi » et à « se rappeler qu’il s’agit de la Chaire de l’amour, de l’unité et de la miséricorde, selon le commandement de Jésus à l’apôtre Pierre de ne pas dominer les autres, mais de les servir dans la charité ».
Normalement logée dans une sculpture de bronze à l’autel de la chaire de saint Pierre de la basilique, la relique est exposée pour la première fois depuis 1867, tandis que l’imposante structure de bronze, également réalisée par Bernini, est restaurée avec le soutien des Chevaliers.
Le Chevalier suprême Patrick Kelly, l’Aumônier suprême et archevêque William Lori et d’autres officiers suprêmes, dépêchés à Rome pour examiner la restauration complète du baldaquin, ont eu l’occasion de vénérer la chaire de saint Pierre en privé le 24 octobre. Le même jour, ils ont gravi l’échafaudage qui entoure maintenant la sculpture de la chaire de saint Pierre, équipés de casques de sécurité et de harnais de sécurité, pour observer le haut du baldaquin depuis des plateformes situées au-dessus du sol de la basilique.
« Le baldaquin réunit deux réalités », a affirmé le Chevalier suprême. « La réalité que Dieu est venu sur terre pour être avec nous et la réalité que nous sommes appelés à élever nos cœurs et notre esprit à lui dans la prière et la gratitude. »
Au cours des quatre dernières décennies, les Chevaliers ont soutenu de nombreux projets de restauration entrepris par la Fabbrica di San Pietro, l’institution chargée de l’entretien et de la conservation de la basilique.
Le cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, a exprimé sa gratitude pour « la collaboration merveilleuse et fructueuse qui unit nos institutions » lors d’une allocution prononcée lors du 142e Congrès suprême, tenu à Québec cet été.
« Beaucoup de choses ont été accomplies et continuent d’être accomplies dans la basilique Saint-Pierre, grâce au généreux soutien financier de l’Ordre des Chevaliers de Colomb, un soutien offert discrètement dans l’esprit de service le plus élevé à l’Église et au pontife, qui porte également ses fruits dans la préparation du grand jubilé vers lequel nous nous dirigeons », a affirmé le cardinal Gambetti, le 6 août, à l’occasion du Banquet des États.
« Les Chevaliers nous accompagnent dans cette aventure de conservation qui vise à redonner cette beauté aux générations futures », a déclaré le Dr Pietro Zander, chef de la nécropole et de la section du patrimoine artistique de la Fabbrica.
Au sujet de la restauration du baldaquin, le Chevalier suprême Patrick Kelly a déclaré : « Les Chevaliers de Colomb ont toujours été au service de la famille catholique et de l’Église. Ce projet est réellement une expression de notre loyauté envers l’Église universelle, mais aussi envers le successeur de Pierre, le pape François. »
CECILIA HADLEY est directrice éditoriale du service de communication des Chevaliers de Colomb.